mardi 22 février 2011

Camouflage

J'ai retrouvé le nom du photographe chinois qui travaille sur le camouflage : Liu Bolin. Sa technique atteint vraiment la perfection dans certaines images. 
Une sorte de "Où est Charlie ?" contemporain. Une autre forme d'exil de l'être humain...

























Le tourisme selon Martin Parr...

Une autre forme d'exil... temporaire et contemporain : le tourisme. Martin Parr l'a saisi de manière forte dans ses excès, ses incongruités et ses laideurs. 
À parcourir sans modération : le site de Martin Parr pour toute son œuvre.
Un délice d'excellent mauvais goût !








Encore des cartes...

Une carte, c'est déjà un voyage...
On peut sans doute cartographier tout et n'importe quoi. Un site s'est constitué une spécialité dans la recherche de cartes en tous genres, et bien sûr surtout les plus étranges ou les plus inattendues. Des heures de plaisir sur Strange Maps.













La dernière, c'est simplement la carte de Paris présentée en ordonnant les cryptogrammes...





Cartographie et interactivité

Début d'une série sur les cartes, un sujet que j'affectionne particulièrement. Dans ce cas-ci, la réponse à une question : comment cartographier l'information politique sur l'immigration européenne de manière interactive. Le résultat est étrange et complexe et le graphisme est intéressant quoiqu'austère. Un peu à la mesure du sujet finalement. 







Mais c'est évidemment plus intéressant à parcourir qu'à simplement regarder en capture d'écran... Pour continuer votre exploration : Migmap

Graphisme et voyage

Ses affiches ont toujours bercé mes envies de voyages. 
Classique, sobre, efficace : le style de Cassandre se reconnaît entre mille et ses affiches ont fait le tour du monde. Travail avant-gardiste empreint de cubisme et de Bauhaus, son style s'inspire aussi du futurisme italien glorifiant vitesse et modernité.








Puisque nous sommes en images et communications, ce qu'il disait lui-même de ses affiches... en 1935.
« L’affiche exige du peintre un complet renoncement. Il ne peut s’exprimer en elle ; le pourrait-il, il n’en aurait pas le droit. La peinture est un but en soi. L'affiche n'est qu'un moyen de communication entre le commerçant et le public, quelque chose comme le télégraphe. L'affichiste joue le rôle du télégraphiste : il n'émet pas de message, il les transmet. On ne lui demande pas son avis, on lui demande d'établir une communication claire, puissante, précise... Une affiche doit porter en elle la solution de trois problèmes : optique, graphique, poétique. »
— Cassandre in Notes, 1935.




Exil et graphisme

Roman Cieslewicz, grand illustrateur et graphiste français d'origine polonaise, a beaucoup intégré la notion d'exil dans sa pratique. Ses collages représentent notamment des chocs culturels et des parcours de vie intriguants. Une exposition lui est consacrée en ce moment à Paris à la Cité nationale de l'histoire de l'immigration.






Un autre voyage pour finir...


Une entrée sur le monde des arts de la rue... J'aime beaucoup ce site qui associe géolocalisation (Google Maps), participation collective et arts de la rue, dans ce cas le grafitti. Évidemment Montréal est bien représentée en la matière.  







Pour se promener dans les rues du monde à la recherche des grafittis perdus : StreetArtView.



mardi 8 février 2011

La terre est ronde...

... et un photographe grec, Chris Kotsiopoulos, a trouvé une manière originale de le montrer.





Le résultat est étonnant, spectaculaire et constitue certainement une invitation au voyage et à la rêverie. Je ne suis habituellement pas un grand fanatique des photos de planètes. Mais ses photos et diverses expériences sont intéressantes et fort réussies. J'aime particulièrement ses "paysages de nuit" (traduction personnelle de Nightscapes). Pour plus de détails sur sa technique, notamment pour les panoramiques 360 degrés à longue exposition, voir son site : Greek Sky



lundi 7 février 2011

Sebastiao Salgado, bien sûr...

Autant se poser sur des bases solides. Du classique alors, mais du grand !







 

L'album Migrations du photographe brésilien Sebastiao Salgado se regarde encore et encore, toujours avec le même émoi, tant la beauté et l'humanité de ses photos émeuvent et dérangent. Bien sûr on s'interroge, on l'interroge sur le fait de mettre la misère tellement en beauté. Mais il s'en moque. L'important est que ses photos soient vues. Pour dire inlassablement la misère du monde. Son travail m'impressionne. Par sa force, sa rigueur et sa constance. Il me touche fortement. Même si ce n'est pas sur ce genre d'exil ou d'exode que je souhaite travailler.



Je me rappellerai toute ma vie avoir dû m'asseoir sur un banc au milieu d'une salle du International Center of Photography à NY... et être doucement tombé en sanglots. Terrassé par les regards des Enfants de l'exode, une autre partie de son travail sur les migrations, consacrée aux enfants dans les camps de réfugiés. Plié par les sourires insouciants ou les regards fusils qui transperçaient ces immenses clichés en noir et blanc. 


Une douleur surgit de nulle part. Une peine et une tristesse profondes. 
Et une longue envie de silence ensuite dans les rues agitées de la Grosse Pomme...